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Publié : 16 février

Mon "processus"

Souvent, quand vient le soir, que je suis fatigué, que je veux oublier la misère de mon existence (ahah), je fonce sur mes feutres. - Sans rire, c’est vraiment la meilleure thérapie, le meilleur moyen de se vider la tête en projetant sur du papier de quoi elle est remplie. D’un point de vue philosophique, l’art permet à l’artiste de s’observer objectivement. De prendre du recul sur lui-même, de s’observer d’un œil étranger. - Pour en revenir au sujet de l’article, je prends mes crayons et je gribouille des idées intéressantes que j’ai retenues durant les jours précédents.

Je n’aime pas vraiment passer par un brouillon. Je préfère que ça soit spontané. J’ai tout de suite du concret sous l’œil. Et pas grave s’il y a des défauts, ça fait partie du rendu final, c’est comme ça. Je sais qu’en tentant de refaire le même dessin, j’y prendrais moins de plaisir.
En fait, j’aime découvrir, petit à petit que l’image se forme, quelque chose qui me passe par l’esprit. Au départ je ne sais pas vraiment ce que je vais réaliser, c’est assez flou. Le dessin me permet de concrétiser une pensée. C’est là que la spontanéité joue son rôle. L’oeuvre est unique parce qu’il s’agit d’une pensée fraîchement déposée sur le papier. C’est pour ça qu’elle est très souvent "imparfaite" : des bavures, des distorsions irréalistes, des problèmes d’échelle, des mauvais coloris...

Rose rouge sur fond noir, stylos bille et feutre. 40 min

Heureusement je ne procède pas toujours comme ça ! Quand je sais que suis sur un gros truc, qui en vaut vraiment la peine, je fais des brouillons, des essais de couleur, des recherches d’images sur internet pour savoir comment est ce que je veux dessiner...Quels détails il ne faut pas que je manque. L’ensemble de toutes ces précautions donneront un dessin bien plus approfondi.
De ce cas de processus, je prends beaucoup plus de temps. Je fais le dessin sur plusieurs soirs pour à chaque fois apporter un regard neuf et faire la chasse aux défauts. Il faut être beaucoup plus patient et se baser sur l’espoir d’un travail réussi ! Car en effet la conclusion vient beaucoup plus tard que dans un dessin spontané. Mais l’effort est très souvent récompensé par un travail dont je suis fier.

Petites astuces au passage

Pour avoir du recul sur une image sur laquelle on a passé des heure, voici les solutions :

  • Littérallement prendre du recul. Faire quelques pas en arrière pour avoir une meilleure vue d’ensemble.
  • Faire une symétrie verticale de l’image. En retournant la feuille pour la regarder à la lumière, ou bien prendre une photo pour la traiter en aval. Cette transformation permet de nous faire voir les courbes sous un autre angle sans changer le dessin. Magique.
  • Plus rapide : loucher. ça permet de faire abstraction des détails sur lesquels notre attention particulière (due au statut du créateur de l’oeuvre) se focalise. Bon, il ne faut pas trop loucher quand même, juste un peu, histoire de flouter l’image.